lundi 22 septembre 2014

Assises du financement : le numérique en première ligne

Débloquer les crédits bancaires et renforcer les fonds propres des entreprises, voilà le mot d'ordre des Assises du financement et de l'investissement présidées par François Hollande, lundi 15 septembre.
#AxelleLemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, et #EmmanuelMacron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, ont ouvert conjointement ses assises.

L'occasion de rappeler les outils publics existants, ceux à venir, et d'explorer des pistes pour améliorer le financement privé.

Alors que les finances publiques sont en berne, le financement des entreprises reste une préoccupation importante du gouvernement. Entrepreneurs, PME appartenant au panel « Bpifrance Excellence » et financiers (banques, investisseurs) se sont réunis ce lundi 15 septembre à l’Elysée pour exposer leurs points de vue et donner leurs retours d’expériences sur le sujet.

Financements entreprises
Financements entreprises



En France, les entreprises innovantes ont souvent des problèmes de financement. En cause, un modèle qui repose essentiellement sur les banques.





« L’objectif de ces assises est de trouver des financements alternatifs pour accompagner les entreprises dans certaines périodes critiques de leur vie » a résumé Emmanuel Macron en introduction de ces assises. En s’intéressant plus particulièrement aux entreprises juste après leur phase d’amorçage, à celles qui cherchent à se développer à l’international, et à celles plus matures qui doivent faire face à de nouveaux risques et de nouveaux défis. Deux axes ont été explorés. D’abord, l’aide publique. Où est-elle et comment la mettre au bon endroit ? Ensuite, le financement privé, comment faire émerger de nouvelles formes alternatives de financement ?

2 milliards d’euros dans le cadre du préfinancement du #CICE
Au niveau du financement public, l’innovation est actuellement soutenue par Bpifrance. 930 millions d’euros ont été investis en 2014. Et le Fonds national d’amorçage est doté de 200 millions d’euros. Axelle Lemaire a salué les outils publics existants, et notamment l’action de Bpifrance. La secrétaire d’Etat a laissé entendre qu’à l’avenir les gros investissements au-delà de la phase d’amorçage pourraient être privilégiés ainsi que les outils de co-financement avec des partenaires privés.
Enfin, Emmanuel Macron a beaucoup insisté sur le #CICE (Crédit Impot compétitivité emploi) comme levier de financement. « Dès cette année, nous avons plus de deux milliards d’euros d’engagement de préfinancement du CICE » s’est-il félicité. Ce mécanisme permet aux entreprises d’évaluer le montant de leur CICE et de recevoir une avance.

Encourager le #CorporateVenture
Si ces montants peuvent paraître importants, ils sont loin d’être suffisants et doivent être complétés par des mécanismes comme le corporate venture, mis en avant par Axelle Lemaire.
« Les dynamiques entre nos grands groupes très performants à l’international et nos startups sont parfois très laborieuses », regrette Axelle Lemaire.

 Financement entreprise
Financement entreprise
Les corporate ventures aussi appelés capital-investissement d’entreprise sont des #fondsDInvestissement internes aux groupes industriels. Ils aident les startups à se faire financer par grandes entreprises privées et les grands groupes à faire une veille technologiques au-delà de leurs départements de recherche & développement.

« Les performances numériques de nos grands groupes sont très inégales. Et comme par hasard, l’entreprise la plus en pointe est la première à avoir créé un fonds de corporate venture en France. C’est un outil pour se préparer à l’économie numérique et pour devenir compétitif » a expliqué Axelle Lemaire.

Un jeu digital dans les Palais de la République
Enfin, la secrétaire d’État a rappelé qu’un régime d’amortissement pour les investissements faits par les grands groupes dans les startups innovantes avait été décidé par le gouvernement l’année dernière. « Ce dispositif est examiné par la Commission européenne, des ajustements à la marge seront nécessaires. Mais j’ai bon espoir qu’il entre en vigueur par le biais de la loi de finance rectificative dès la fin de cette année » anticipe Axelle Lemaire.
Si l’État doit servir à mettre en place un cadre réglementaire favorable à la croissance, « c’est aussi un État plateforme de rencontres qui rapproche, qui connecte, qui met en relation » qu’Axelle Lemaire veut promouvoir.
Le 25 septembre aura ainsi lieu le #jeuDigital. Il réunira, dans les Palais de la République, des grands groupes, des startups, des membres des cabinets ministériels et des acheteurs publics pour insuffler un esprit d’innovation ouverte. L’objectif est d’aider les grands groupes à opérer un changement d’attitude culturel vis-à-vis des startups pour qu’ils monopolisent plus que les 250 millions d’euros qu’ils investissent actuellement.

Le #crowdfunding pour réorienter l'épargne vers l'économie réelle
Les autres intervenants ont chacun apporté leur vision sur des modes de financement alternatifs. Par exemple, le #crowdfunding met en relation des entrepreneurs et des investisseurs potentiels.
« Ils n’apportent pas qu’un investissement financier, mais ils soutiennent réellement les projets. En août, le fabricant de drones, Vision Du Ciel, a récolté 100 000 euros en 13 jours auprès de 377 personnes » s’est félicité Nicolas Lesur, fondateur d’Unilend. Selon les acteurs du secteur, ces plateformes en ligne, sont des moyens de réorienter l’épargne vers l’économie réelle.

Source pro.01net.com et lentreprise.lexpress.fr

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